His­to­rique

De­puis quatre gé­né­ra­tions, le do­maine ap­par­tient aux pro­prié­taires ac­tuels. Contrai­re­ment aux Châ­teaux bor­de­lais, le vi­gnoble al­sa­cien ne peut se van­ter d’avoir cette dé­si­gna­tion, puisque la plu­part des vi­gnobles sont des do­maines. En ef­fet, pour ac­qué­rir la dé­no­mi­na­tion Châ­teau, il faut que l’ex­ploi­ta­tion soit im­plan­tée dans un vrai "Châ­teau". C’est grâce à ce cri­tère que le do­maine peut se van­ter de cette par­ti­cu­la­rité rare et por­ter le nom de Châ­teau d’Or­sch­wihr. 

L’his­toire du Châ­teau re­monte au dé­but du XIème siècle. Le Pape Léon IX d’Egui­sheim y au­rait sé­journé en 1049 lors de la consé­cra­tion de l’église du vil­lage voi­sin. Au XIIIème siècle, le Châ­teau de­vient la pro­priété des Habs­bourg. En 1513, il est vendu par Maximillien de Habsbourg à l’Evêque de Stras­bourg et passe plus tard aux mains des nobles lo­caux.

Notre fa­mille ac­quiert le do­maine en 1854, après la ré­vo­lu­tion. En 1934, l’en­semble du Châ­teau est af­fecté par un in­cen­die. Il est par­tiel­le­ment re­cons­truit en 1936 mais son ap­pa­rence est for­te­ment mo­di­fiée. D’autres mo­di­fi­ca­tions ont été réa­li­sées dans un passé plus proche, prin­ci­pa­le­ment pour agran­dir l’ex­ploi­ta­tion. En 1974, la cave à vins est agran­die pour la pre­mière fois, en s’éten­dant sous la cour. D’autres ex­ten­sions ma­jeures ont été ef­fec­tuées en 1987 et en 2001.

La pre­mière trace écrite d’une ac­ti­vité vi­ti­cole au Châ­teau date du XVIème siècle, à l’oc­ca­sion d’une vente d’un ton­neau de vin entre le Châ­teau et l’Ab­baye de Mur­bach. On peut es­ti­mer qu’en tout temps le Châ­teau a dû pro­duire du vin, no­tam­ment grâce à la proxi­mité des dif­fé­rentes Ab­bayes et Mo­nas­tères et du Bol­len­berg, ter­roir vi­ti­cole ré­puté. Cette ac­ti­vité s’est peu à peu ra­len­tie jus­qu’à presque dis­pa­raître au XIXème siècle, où on ne fai­sait plus que des vins de consom­ma­tion per­son­nelle et/ou très lo­cale, au pro­fit d’une ac­ti­vité de polyculture

Elle re­prend au mi­lieu du XXème siècle, avec Mar­tin Hart­mann, qui re­dé­ve­loppa la vi­ti­cul­ture au Châ­teau. Hu­bert Hart­mann re­prend l’ex­ploi­ta­tion fa­mi­liale en 1986. Elle pos­sède alors 6 ha de vignes qu’il dé­ve­loppe pour ar­ri­ver au­jour­d’hui à un to­tal de 25 ha. Son fils, Gau­tier Hart­mann re­prend l’en­tre­prise en 2011 après avoir déjà col­la­boré pen­dant cinq ans avec son père.